Le journaliste congolais Claude Péro Luwara affirme que les autorités policières belges lui auraient demandé de mettre fin à son activisme de certaines activités journalistiques ou, à défaut, de ne plus critiquer le pouvoir de Kinshasa. Il dit avoir reçu cette recommandation dans un contexte marqué par plusieurs agressions dont il a été victime en Belgique, notamment la dernière attaque survenue à Tirlemont en septembre 2026. À ce stade, aucune communication officielle des autorités belges consultable publiquement ne confirme que la Belgique lui aurait déclaré une quelconque mesure de « non-grata ».
Cette affaire alimente ainsi une controverse sur les limites de l’activité journalistique et sur les mesures de sécurité entourant Péro Luwara sur le territoire belge. Plusieurs procédures judiciaires le concernant ou impliquant des tiers sont par ailleurs rapportées dans la presse : en avril 2026, une juridiction belge avait notamment décidé qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre le journaliste dans une affaire de diffamation et d’injures portée par Didier Budimbu. En mai, une organisation congolaise avait également annoncé avoir déposé une plainte contre lui en Belgique, ce qui ne constitue toutefois pas en soi une condamnation judiciaire.
La question d’une éventuelle remise en cause de son statut en Belgique doit, quant à elle, être distinguée des controverses médiatiques et des plaintes judiciaires. Les sources consultées indiquent que Péro Luwara bénéficie du statut de réfugié en Belgique et qu’il affirme être soumis à des pressions en raison de son travail critique. Toute mesure relative à son séjour ou à sa protection internationale relève des autorités compétentes et d’une procédure juridique spécifique. En l’état, il convient donc de parler de pressions policières alléguées et de controverse autour de son activité, plutôt que d’une « non-grata » officiellement prononcée par le gouvernement belge.
Léon Rutherford Kanku






