Devant l’Assemblée générale des Nations unies, la Première ministre de la RDC, Judith Suminwa, a estimé que la question des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), régulièrement invoquée par Kigali pour justifier sa présence militaire en RDC, « ne saurait plus servir de prétexte ».
Elle a rappelé que le protocole signé le 30 mai 2026 par la direction politique et militaire du mouvement prévoit le désarmement, la démobilisation et le cantonnement de ses combattants.Judith Suminwa a également cité le rapatriement, le 8 septembre, de 120 personnes associées aux FDLR, avec l’appui de la MONUSCO, comme une première concrétisation de ces engagements.
Elle a plaidé pour une mise en œuvre coordonnée des mécanismes de Washington, de Doha et de l’Union africaine, accompagnée d’un calendrier précis, d’un dispositif de vérification indépendante et de sanctions en cas de violation des engagements.
La cheffe du gouvernement congolais a, par ailleurs, insisté sur le rôle « essentiel » de la MONUSCO dans le processus sécuritaire. Selon elle, toute évolution concernant la mission onusienne devra tenir compte des conditions sécuritaires sur le terrain afin d’éviter la création d’un vide susceptible d’affecter la protection des populations civiles.
Léon Rutherford Kanku






