Le crash de Kenge remet en lumière de graves allégations visant le Bureau Permanent d’Enquêtes d’Accidents et Incidents d’Aviation (BPEA), un service pourtant chargé de garantir la sécurité aérienne en RDC.
Selon plusieurs sources internes, plusieurs enquêtes ouvertes après des accidents impliquant notamment la compagnie TRACEP à Wamaza (janvier 2025), Bunia (juillet 2025) et Walikale (juillet 2026) n’auraient pas donné lieu à des rapports techniques publics accessibles à ce jour.

Des documents relayés par des lanceurs d’alerte indiquent également que les compagnies concernées prendraient en charge les frais d’ouverture des enquêtes, les déplacements, l’hébergement ainsi que les frais de mission des enquêteurs.
Une pratique qui alimente les accusations de conflits d’intérêts et soulève des préoccupations quant à l’indépendance des investigations.Les mêmes sources dénoncent un système favorisant l’opacité dans le traitement des accidents aériens et évoquent de possibles avantages accordés à certains responsables du BPEA.
Ces allégations, qui restent à établir par les autorités compétentes, suscitent néanmoins de nombreuses interrogations au sein du secteur aéronautique.
Après la suspension du CTA de TRACEP à la suite du drame de Kenge, plusieurs observateurs exigent désormais la publication des rapports d’enquêtes en attente, un audit indépendant du BPEA et une clarification sur les modalités de financement des investigations techniques.
Au-delà des personnes mises en cause, c’est la crédibilité du système national d’enquête sur les accidents d’aviation et la protection des passagers qui se trouvent aujourd’hui au centre du débat public.
Léon Rutherford Kanku






