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SÉCURITÉ NORD-KIVU : WILLY MISHIKI RATTRAPÉ PAR SES PROPOS SUR LES WAZALENDO ET SOULÈVE LA QUESTION DE LA CONFIDENTIALITÉ DES OPÉRATIONS MILITAIRES

Une semaine après avoir affirmé sur Top Congo dans le débat que les Wazalendo se trouvaient à 12 kilomètres de Goma, le député national Willy Mishiki a nuancé ses propos, précisant qu’il faisait plutôt référence à des éclaireurs. Cette mise au point intervient alors que la situation sécuritaire reste tendue dans le territoire de Masisi, où plusieurs positions sont disputées entre les Wazalendo et le M23. Parmi les localités citées figure Remeka, dont l’occupation par les Wazalendo aurait été suivie d’un retrait.

Les combattants Wazalendo évoquent par ailleurs des attaques menées au moyen de drones et déplorent l’absence d’un appui aérien pour y faire face. Willy Mishiki affirme également que les Wazalendo disposeraient d’une « nouvelle technologie », qu’il présente comme des gris-gris capables de neutraliser les drones. Des affirmations dont la portée et l’efficacité technique n’ont, à ce stade, pas été établies par des sources indépendantes.

Au-delà de ces déclarations, les propos de l’élu relancent la question de la prudence que doivent observer les responsables publics lorsqu’ils évoquent des mouvements, positions ou capacités opérationnelles dans une zone de guerre. Le député exerce un mandat parlementaire et ne se substitue pas au commandement militaire : les opérations des FARDC relèvent des autorités et structures compétentes de défense. La législation congolaise prévoit par ailleurs des sanctions pour la divulgation d’informations militaires non rendues publiques lorsqu’elle est susceptible de porter atteinte à la défense nationale.

En réaction, l’homme politique congolais, Adam Bombole et président du parti ECCO a, quant à lui, réagi sur son compte X, appelant le CSAC à prendre ses responsabilités face à ce qu’il considère comme une dérive de la parole publique : “pour des raisons évidentes, l’autorité de régulation devrait interdire à certains l’accès aux médias publics”.

Léon Rutherford Kanku

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