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JOSEPH KABILA MET EN CAUSE LE POUVOIR DE FELIX ANTOINE TSHISEKEDI ET PASSE SOUS SILENCE L’ AGRESSION RWANDAISE.

L’ancien Président de la République Joseph Kabila a dressé un tableau sombre de la situation du pays et met directement en cause le pouvoir de l’actuel Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Joseph Kabila estime que le pays est en péril et dénonce ce qu’il qualifie de tyrannie et annonce de nouvelles prises de parole dans les prochains jours pour exposer ses propositions de sortie de crise.

« Le Congo est en péril. Le sauver est un impératif et une urgence », déclare Joseph Kabila.Selon lui, la population est la première victime de la tyrannie et de la barbarie qu’il dénonce. L’ancien chef de l’État appelle ainsi les Congolais à prendre leur destin en main:« Ou bien il se prend en charge aujourd’hui, ou il trahit son destin de grandeur ».

Dans son discours, Joseph Kabila critique également la confiance que le pouvoir de Kinshasa placerait dans l’accord conclu avec les États-Unis sur les minerais critiques. Il estime que cet engagement ne garantit pas au gouvernement congolais un soutien américain inconditionnel:« Il s’agit d’un accord entre États et les droits et les obligations des parties sont garantis par le principe de la continuité de l’État, et non par la pérennité d’un régime en place ».

Joseph Kabila s’en prend par ailleurs aux responsables des institutions qu’il accuse de ne pas remplir leur mission constitutionnelle. Il leur reproche de privilégier leur loyauté envers le chef de l’État au détriment de la défense des acquis démocratiques et du bon fonctionnement des institutions,ce qu’il décrit comme une « surenchère du culte de la personnalité », accusant les responsables concernés de multiplier les éloges à l’égard d’un dirigeant qui, selon lui, ne respecterait ni eux ni la population congolaise.

Cette adresse à la Nation remet également au centre du débat les douze propositions avancées par Joseph Kabila en mai 2025 dans le cadre de son Pacte citoyen pour la sortie de crise. Parmi les orientations évoquées figure la volonté affichée de « mettre fin à la tyrannie », une formule qui traduit la radicalité de son opposition au pouvoir actuel.

L’ancien président n’a toutefois pas détaillé l’ensemble des mesures qu’il entend défendre ni les modalités concrètes de leur mise en œuvre. Il annonce en revanche vouloir préciser progressivement sa position au cours des prochaines heures, des prochains jours et des prochaines semaines:« N’étant pas de ceux qui se dérobent à leur devoir, je partagerai donc avec notre peuple dans les heures, jours et semaines à venir ma conviction sur ce que nous devons entreprendre ensemble pour répondre à la gravité et à l’urgence de la situation ».

Joseph Kabila conclut son adresse par un appel à l’engagement collectif pour sauver la République démocratique du Congo. Cette prise de parole intervient dans un contexte de crise sécuritaire persistante dans l’est du pays et de recherche d’une solution politique.

Elle ouvre une nouvelle séquence dans les critiques publiques de l’ancien président à l’égard des institutions et de la gouvernance de son successeur. Du début à la fin de son adresse, l’ancien Chef de l’État n’a rien dit sur l’agression rwandaise à l’Est du pays; une agression sous le label des rebelles de M23,qui a causé de milliers de morts de nos compatriotes congolais.

Jean Pierre KAZ K

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