L’analyste politique, chercheur et analyste Ghislain Bamwangayi rejette et dit non à ce dialogue qui donne la voix aux criminels et pilleurs de nos richesses, qui veulent donner la force à l’agresseur, le Rwanda: “Si, pour arrêter la guerre que nous impose le Rwanda, il faut que le Président Félix convoque ses frères et sœurs congolais dans une salle pour un dialogue, il y a une forte tentation de présumer un mandat du Rwanda à ces « Congolais » pour négocier en son nom et pour son compte.Pourquoi ces « Congolais » ne peuvent-ils, rien que par amour pour leur pays, utiliser leur clef magique d’arrêter les tueries de leurs compatriotes sans condition ? N’est-ce pas un aveu de complicité dans les crimes de guerre perpétrés depuis trente ans ?!”, s’interroge l’analyste politique Bamwangayi Ghislain.Pour lui, “ce marchandage de fin de guerre en échange d’intérêts garantis par le dialogue est immoral et inacceptable. Un marché de paix qui vise à donner le pays entier à Kagame et aux puissances qui sont derrière lui pour revenir à l’afdelisme qui a duré vingt et un ans, ne peut être acceptable”.Et Ghislain Bamwangayi de continuer à s’interroger : “Comment quelques Congolais peuvent-ils préférer un dialogue qui met en place leur esclavage et se contenter d’être des esclaves consentants du Rwanda ? “. Il dit ne pas comprendre que des Congolais veuillent voir ce qui se vit actuellement à Goma et à Bukavu, avec des populations traumatisées au quotidien par un esclavage ignoble, s’étendre sur l’ensemble du pays par le biais du dialogue ! Pire encore est l’implication de certains évêques congolais dans un schéma suicidaire de pérennisation d’un système de prédation en RDC, au point d’offrir une collaboration consciente avec ceux qui déstabilisent l’État congolais et tuent les Congolais depuis 1996.Cette propension à la trahison ne doit pas persister. Pour le reste, les institutions légitimes en place peuvent, par un nettoyage personnel, voir comment se réorganiser pour mieux faire et intégrer les compétences nécessaires et indispensables. Les urgences qui doivent nous préoccuper dans l’immédiat sont les suivantes : 1. La réhabilitation de la justice en général, et en particulier de la justice militaire. 2. La reconstruction de toutes les forces de défense et de sécurité, en prenant des mesures immédiates permettant d’organiser un recensement rigoureux pour détecter et écarter les espions dont la mission principale est d’affaiblir l’État et d’handicaper les actions de ses institutions .3. Le social des congolais par l’instruction et la formation des jeunes, par le développement de la santé et de la prévoyance sociale pour le bien-être de la population et par la révolution du travail qui doit être repensé, créé dans tous les secteurs et mieux organisé pour donner le réel pouvoir d’achat à la population. 4. La poursuite de la modernisation de l’Administration publique, afin d’en faire un levier majeur du développement. 5. La préparation de la 4eme République par une transition de conditionnement mental au cours de laquelle s’opère le changement de la Constitution qui entre vigueur 1 ou 2 ans après son adoption par référendum. C’est une base juridique nécessaire sur la voie de la renaissance du Kongo. En conclusion, l’analyste politique pense que la guerre, au lieu de servir de prétexte à certains pour brader le pays auprès des prédateurs de tous bords, elle doit devenir une opportunité d’affirmation de notre souveraineté et de développement du génie inventif face à la menace qui pèse sur notre existence comme État-nation.
Jean Pierre KATK






