Home / Société / LES LEADERS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DEMANDENT LA RÉVOCATION DE LA MINISTRE EVE BAZAIBA DES AFFAIRES SOCIALES POUR ” ABUS DE POUVOIR”.

LES LEADERS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DEMANDENT LA RÉVOCATION DE LA MINISTRE EVE BAZAIBA DES AFFAIRES SOCIALES POUR ” ABUS DE POUVOIR”.

Les leaders des Organisations de la Société Civile en République Démocratique du Congo ont rendu public, un mémorandum, ce jeudi 27 août 2026, au CEPAS, adressé au Président de la République et Chef de l’État avec comme objet, ” Demande de révocation pure et simple de Madame Ève Bazaiba, Ministre d’État chargée des Affaires Sociales, Actions humanitaires et Solidarité Nationale”. Parmi les griefs, les Leaders des Organisations de la Société Civile citent, ” l’abus du pouvoir ”: Abus d’autorité et violation flagrante du principe de séparation des pouvoirs.En convoquant une citoyenne dans son cabinet ministériel pour la faire ensuite séquestrer, torturer et conduire au cachot, Madame la Ministre d’État Eve BAZAIBA s’est rendue coupable d’un abus d’autorité au sens de l’article 150 du Code pénal congolais Livre II. Ce faisant, elle a violé le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs consacré par l’article 90 et 149 de la Constitution du 18 février 2006, en se substituant à l’Autorité judiciaire, seule compétente pour ordonner une arrestation ou une détention. Un tel agissement constitue également une voie de fait et une détention arbitraire, prohibées par l’article 17 de la Constitution et l’article 9 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques ratifié par la République Démocratique du Congo”.

C’est ainsi que les leaders des Organisations de la Société Civile exigent, ”La révocation immédiate de Madame Eve BAZAIBA de ses fonctions de Ministre d’Etat et membre du Gouvernement ;L’ouverture urgente d’enquêtes par l’Inspection Générale des Finances sur la gestion des fonds publics alloués au Ministère des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale; et par le Parquet Général près la Cour de Cassation pour les faits de torture, séquestration et voies de fait ; La libération immédiate de Mme Bishop José RASHIDI et la protection des lanceurs d’alerte, conformément à l’article 25 de la Constitution sur la liberté d’expression; et du principe de gouvernance démocratique de recevabilité”.

Donc, ce Mémorandum a été lu par Monseigneur Pax André Marie Masimango, de la Coalition Nationale pour la Cour Pénale Internationale de la RDC, en présence d’autres Leaders de différentes Organisations de la Société Civile, tels que Delphin OMBENI MALENGO du REPRODEV, Desyderzta Furaha de l’ong FSPD , et d’autres structures telles que, FOCDP, CNFLP RDC, FIFET, ONG CARME.Avant la lecture de ce Mémorandum, d’autres Situations humanitaires ont été évoquées, telles que la situation humanitaire avec près de 6 millions de déplacés internes,la situation des réfugiés congolais au Burundi et en Tanzanie qui nécessitent une assistance urgente et la situation de la maladie à virus Ebola qui continue à décimer la population à l’Est du pays.

Jean Pierre KAZ K

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