La Conférence des présidents de la Coalition pour la Défense de l’Ordre constitutionnel en RDC (C64), réunie le 17 septembre 2026, a livré sa position sur la marche pacifique organisée le 15 septembre à Kinshasa et dans plusieurs villes du pays. Dans son communiqué, la coalition salue la mobilisation des Congolais, qu’elle présente comme une expression d’attachement à la Constitution, à la démocratie, à l’État de droit et aux libertés publiques.
La C64 condamne par ailleurs ce qu’elle décrit comme des violences survenues pendant la manifestation à Kinshasa, notamment l’assassinat de Manassé Lomboto Bomengola, cadre du parti ADDCONGO, ainsi que les blessures et dégâts matériels enregistrés. Elle met en cause, dans son communiqué, des éléments qu’elle présente comme appartenant à la milice « Force du progrès », ainsi que des membres des forces de sécurité, et demande que les responsabilités des différents acteurs soient établies à travers des enquêtes.

La coalition dénonce également les arrestations, détentions et restrictions imposées aux manifestations publiques dans plusieurs villes du pays. Elle cite notamment Lubumbashi, Kolwezi, Likasi, Kamina, Kananga, Kindu, Kalemie, Matadi, Mwene-Ditu, Kikwit, Boende, Businga, Mbandaka, Kisangani, Kenge et Tshikapa.
Dans ses principales exigences, la C64 réclame la libération des personnes arrêtées, l’ouverture de poursuites judiciaires contre les auteurs des violations de droits humains dénoncées, ainsi que le démantèlement de la milice « Force du progrès » et l’ouverture d’enquêtes judiciaires sur les violences rapportées.
Elle demande également que toute la lumière soit faite sur les événements du 15 septembre.Enfin, la coalition affirme vouloir poursuivre ses actions en faveur de la défense de la Constitution, de la démocratie, de l’État de droit et des libertés publiques. Elle appelle la population à rester vigilante et mobilisée autour d’un calendrier d’actions qu’elle annonce devoir communiquer ultérieurement.
Léon Rutherford Kanku





