Les autorités congolaises par son Ministre de l’intégration Régionale saluent la signature d’un protocole portant sur le désarmement, la démobilisation et le cantonnement des éléments des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), une étape qu’elles présentent comme une avancée majeure dans les efforts de stabilisation de l’Est de la République démocratique du Congo.Au cours du briefing de la presse congolaise, Floribert Anzuluni a déclaré que pour le gouvernement congolais et plusieurs acteurs politiques, cet accord constitue une réponse concrète à l’un des principaux arguments avancés depuis plusieurs années par le Rwanda pour justifier ses préoccupations sécuritaires en territoire congolais.Selon cette lecture, la réduction de la menace représentée par les FDLR enlèverait toute justification à une présence militaire rwandaise sur le territoire de la RDC. Les autorités congolaises réaffirment ainsi leur engagement en faveur d’une solution pacifique aux conflits qui persistent dans les provinces orientales. Pour elles, cette évolution renforce la position diplomatique de Kinshasa auprès de la communauté internationale. Elles appellent le Rwanda à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC, mettre fin à toute forme d’ingérence dans le but de contribuer aux efforts régionaux en faveur d’une paix durable.Rappelons que , Kigali a, à maintes reprises, soutenu que la présence des FDLR constituait une menace pour sa sécurité nationale, une position régulièrement contestée par Kinshasa, qui accuse le Rwanda de soutenir des groupes armés opérant dans l’Est congolais.La mise en œuvre effective du protocole de désarmement des FDLR sera désormais observée de près par les partenaires régionaux et internationaux, qui espèrent qu’elle contribuera à réduire les tensions entre les deux pays et à créer les conditions d’un retour durable de la paix dans l’Est de la RDC.
Léon Kanku






