Le Gouvernement de la République démocratique du Congo, à travers le Ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche scientifique et Innovations (ESURSI), dénonce des nominations qualifiées d’illégales au sein de plusieurs établissements publics d’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) à Goma et Bukavu.Selon un communiqué officiel du ministère, ces nominations auraient été opérées le 7 août 2026 par l’AFC/M23 au sein des comités de gestion de plusieurs établissements publics. Le Gouvernement considère ces actes comme une ingérence dans le fonctionnement des institutions publiques relevant de l’autorité de l’État.Les établissements concernés sont notamment l’ISC/Goma, l’ISTM/Goma, l’ISTA/Goma, l’ISP/Goma, ainsi que l’ISC/Bukavu, l’ISTM/Bukavu, l’ISP/Bukavu, l’ISDR/Bukavu, l’ISAM/Bukavu et l’Université Officielle de Bukavu (UOB). Le ministère rappelle que des initiatives similaires avaient déjà été signalées à l’ISTM/Bukavu en juin 2025 et à l’Université de Goma en mai 2026.Le Gouvernement affirme que les nominations dénoncées sont nulles et dépourvues de tout effet juridique ou administratif.En conséquence, les comités de gestion régulièrement investis restent en fonction et conservent l’ensemble de leurs prérogatives.Le Ministère met également en garde toute personne qui participerait à la mise en œuvre de ces décisions, en indiquant qu’elle s’expose aux sanctions prévues par les lois de la République.Dans son communiqué, l’ESURSI rappelle par ailleurs que l’occupation temporaire d’une partie du territoire national ne confère ni souveraineté, ni compétence administrative, ni pouvoir de nomination à une autorité de fait. Le Gouvernement appelle ainsi la communauté universitaire du Nord-Kivu et du Sud-Kivu à rester vigilante et attachée aux institutions légalement établies.L’ESURSI réaffirme enfin sa volonté de protéger les droits des étudiants, enseignants, chercheurs et personnels administratifs des établissements concernés, tout en assurant la continuité du service public de l’enseignement supérieur.Au demeurant, les comités de gestion régulièrement investis dans les établissements publics d’ESU concernés demeurent, selon le Gouvernement, les seules structures habilitées à exercer leurs fonctions, les nominations dénoncées étant considérées comme sans effet juridique ou administratif.
Léon Kanku






